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Opération Aéroportée sur TU-LE. |
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Sur les traces de ce Bataillon de légende.
Le témoignage de gens qui étaient sur le terrain et qui ont souffert dans leur chair
et dans leur Cœur en voyant au retour le nombre manquant.
Ceux qui ont été prisonniers et ceux qui ne sont jamais revenus.
Je garde en moi la fierté de mon oncle et de ses amis qui ont fait leur devoir.
Le 6 a fait son travail en soldat de métier.
Le fait de voir un Bataillon presque au complet se faire décoré était une première en INDOCHINE
et engendra bien des commentaires défavorables au Bataillon,
Mais BIGEARD leur avait dit « vous ferez des jaloux en ville, n'en tenez pas compte, soyer au contraire fier d'appartenir au 6.»
Après TU-LE ils démonteront leurs valeurs d'unité.
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De gauche à droite: Le 2ème Classe F. LESCA et 1er Classe C. LABBE (Disparu à TU-LE.) |
TU-LE 2009 |
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Un grand MERCI à FABIEN LAMPERT pour les photos de TU-LE prise en 2009.
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| Lieutenant LEBOUDEC | Caporal PIERS |
Caporal RIVET |
J'ai voulu laissez la parole à trois anciens du 6 pour un souvenir sur l'opération.
Caporal PIERS: "A cette époque j'étais au 1er commando de la 12° Cie aux ordres du Lieutenant TRAPP,
chef de pièce au fusil mitrailleur, mon tireur habituel Raymond JOYEUX étant malade,
c'est Marius WAGNER le chargeur qui est devenu tireur, il avait les mêmes compétences "
Caporal RIVET :" A cette époque j'étais dans la section des armes lourdes aux ordres du Lieutenant CORBINEAU,
artificier et tireur sur mortier de 81 m/m. "
Le Général LEBOUDEC avec comme radio mon oncle, le Général a bien voulu me raconté l'opération.
Général LEBOUDEC " A cette époque je commandais le 1er commando de la 12ème Compagnie aux ordres du LT TRAPP."
TU-LE n'est qu'un poste située à 180 kms de HANOI,
occupé par le P.C et une section d'une compagnie du 1er Bataillon Thai du LT LAVRAT.
Il domine une courte cuvette de 2 kms de long, traversée par un large torrent.
Il contrôle le carrefour de plusieurs pistes:
A l'Est, vers NGHIA LO et le fleuve rouge.
Au Nord, vers THAN UYEN,
Au Sud -Ouest vers TA BU, sur la rivière Noire,
et SON LA, capitale du pays THAI.
Minuit, le 16 octobre 1952,
"C'était notre première vraie mission nous étions sereins. "
" J'en étais à mon 2ème séjour donc pas d'éxcitation particulier
BIGEARD, se rend au P.C DUCOURNEAU pour prendre les ordres :
2) Etablir la liaison avec le poste de GIA-HOI, à 15 kms à L'EST de TU-LE.
Seul ou après renforcement, soit en direction GIA-HOI,
soit sur les lignes de communications adverses entre le fleuve rouge et la région de NGHIA-LO.
Commandant la zone autonome Nord-Ouest,
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Au P.C , de l'autre côté de la route, en face des bâtiments de la troupe, BIGEARD se rend dans son bureau.
Les commandants de compagnies sont déjà là.
de l'autre côté du bureau se trouve :
MAGNILLAT de la 6e,
DE WILDE de la 26e, et à l'écart, ELISE et PORCHER,
Les deux sous-officiers du P.C règlent les derniers détails de l'opération.
Mouvement du menton vers la carte, son outil préféré :
que deux divisions régulières vietminh sont en mouvement en direction de NGHIA-LO. "
TU-LE se trouve dans une cuvette au confluent des vallées qui montent de la rivière noire
et du fleuve rouge, à mi-chemin des deux fleuves "
"La mission du Bataillon est vague.
Pour l'instant, nous devrons chercher le contact,
"Nous sauterons en deux rotations.
La première en cours de matinée avec la 11e LEROY, et la 6eCIP de MAGNILLAT.
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BIGEARD sautera avec le P.C dans l'avion de tête.
Le reste de la nuit va se passer à former les sections,
Boucler les sacs et à percevoir et répartir armes et munitions, puis à attendre sous les ailes des avions.
Ceux de la 11éme compagnie du Capitaine LEROY et de la 6ème C.I.P. du Lieutenant MAGNILLAT .
Et le reste des compagnies vers 15 Heures
"Pour ma part je n'avais aucune idée de l'endroit je ne l'ai appris que dans l'avion.
"Pour GUY , il savait l'endroit et la mission, dans l'avion il était avec moi."
10 Heures : Le ciel s'éclairci
10 Heures 15: Embarquement
10 Heures 45: Décollage de la première vague.
La première vague s'est envolée vers l'Ouest, elle survole le delta puis franchit la rivière noire,
Elle commence à escalader les premiers contreforts de la HAUTE REGION de crêtes en sommets.
Les dakotas ont brusquement basculé vers une dépression parsemée de pitons herbus,
" Le saut c'est bien passée sans problème, lors du saut j'avais sur le ventre dans un sac de campeur les fusées

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12 Heures:
Les paras touchent durement le sol, roulent se dégrafent, ils sont arrivés.
Installation en trois points d'appui dont 2 couvrant le poste en direction du Nord et Nord-Ouest.
17 Heures :
La deuxième vague prend contact avec le sol.
Il se rend au P.C de Bruno visible au loin avec ses antennes de postes de radio.
Pour l'instant Bruno fait le bilan du saut.
Aucune casse à signaler juste quelques contusions.
LEROY et la 11e compagnie iront s'installer sur les pitons jumeaux
au Sud de la piste, à l'entrée Sud-Est de la cuvette.
Sa position se trouve à un peu plus de douze cents mètres de là et culmine,
TRAPP et la 12e compagnie occuperont la côte 876 au Nord du poste.
Sa position surplombe la plaine,
Nous avons pris position sur le bord du piton où nous avons creusé autan que faire se peut des positions de combat arme tournées vers le bas."
" Ton oncle était sur ma droite mais aucun contact direct avec lui.
" Une fois arrivé au sol ont c'est regroupé, puis direction un piton situé au centre de TU-LE juste à coté du poste de TU-LE."
" Aussitôt au sol il m'a rejoint le combiné à l'oreille à l'écoute, nous avons rejoint le commandant de compagnie."
je préfère la sueur au sang."
" Une fois en place, nous avons réglé des tirs d'appuis sur les flancs du postes, guidé par les gens en bas qui demandaient
" Nous étions placé en hauteur qui domine la vallée, une fois installé nous avons effectué les réglages des mortiers."

" Au jour le temps est clair et nous recevons une fournée de barbelées et de munitions."
" Puis l'attente qui va durer une partie de la nuit et la journée du 17."
" Puis pour votre oncle l'attente avec moi et l'écoute..."
La journée du 17 Octobre n'apporte aucune mauvaise nouvelle aux compagnie de Bruno.
La nuit a été calme, si l'on peut considérer comme reposant le travail de termites auquel se sont livrés les hommes,
dont la plupart n'ont pas officielement dormi depuis le réveil du 16 à quatre heures du matin.
La Poursuite des travaux, se passe ainsi, dans l'attente des ordres
Qui ne viendront pas !
De SON-LA, le Colonel LAJOIX ne peut qu'inviter BIGEARD à la vigilance.
Quand aux patrouilles qui ont pris contact avec le poste de GIA HOI ?
Ell
" En regardant vers le bas ma pièce occupait l'extrémité gauche du dipositf c'était un emplacement de choix puisque
Nuit du 17 Octobre et 18 Octobre:
C'est NGHIA-LO distant de 25 kms qui fait feu de toutes ses armes.
" Nous avons pas de contact, NGHIA-LO est attaqué dans la nuit, personne ne nous dit rien mais le bruit des explosions
" J'étais avec le Lt CORBINEAU qui nous tenait au courant de la situation."
GIA-HOI, SON-LA, HANOI ne répondent pas.
18 Heures:
LAJOIX envoie un message à BRUNO et lui donne le commandement de tous les postes du dispositif.
21 Heures:
Désormais seul face à ses responsabilités,
BIGEARD reunit ses commandants de compagnie et leur résume la situation...
"Le corps de Bataille viet est à moins de 30 kms par la piste.
Il n'est pas question d'engager le combat, mais de sauver
tout ce qui peut être sauvé et de ramener le Bataillon...
Dés éléments de reconnaissance vietminh ont déjà été décelés
entre le poste de GAI HOI et nous.
Je viens de donner ordre à ce poste, ainsi qu'à celui de
LANG CHANG, de se replier su TU LE, mais par la montagne...
Nous les attendrons, à mon avis, le gros de viets ne sera pas sur nous avant
vingt-quatre heures on aura le temps de décrocher, sans doute demain soir.
HANOI " P.C de LINARES.”
Donne l'ordre à GIA HOI et détachement LANG-CHANG de se replier sur BRUNO.
" Installés sur notre piton il y a un pic devant nous et personne ne peut arriver jusqu'à nous.
BRUNO envoie MAGNILLAT (Indicatif Bernard) et sa compagnie en direction de GIA HOI
pour aider la garnison qui se replie sur le 6éme.
« Démontage de l'embuscade vers 6 heures. »
"Reçu, Bernard.
loin au Sud-Ouest du côte NGIALO-LO.
La Bataille est engagée.
Jusqu'au matin, le canon a tonné.
Les avions ont bombardé, à la lueur des Lucioles dont les reflets mordorés
s'accrochaient aux nuages,
Depuis l'aube le silence est revenu.
FERRARI fait lever ses guetteurs.
Le 3éme commando tient le col de KAO PHA sur les arrières .
Point de passage en cas de repli.
8 Heures :
Le commando FERRARI a fait la jonction avec La 6e C.I.P. de MAGNILLAT.
et à reçu l'ordre de se replier sur eux, et qu'ils doivent aller à leur rencontre.
à 4 kms au Sud-Est de la position.
C'est là que va s'installer le 6ème C.I.P.
Le commando en dispositif d'embuscade au bord de la piste.
En arrière de FERRARI, le 2e commando du S/Lieutenant ROUX.
MIDI:
Depuis deux heures,
FERRARI et son commando ont pris position au débouché d'une petite cuvette
qui s'élargit au sortir de la gorge menant à GIA HOI.
1 km au Sud-Ouest, la vallée est silencieuse et vide.
La 6ème C.I.P. parvient au sommet d'un col situé à 6km à l'Est de TU-LE.
et se place de part et d'autre de la piste à 300 mètres en interception.
Tapis, les éclaireurs repèrent alors à la jumelle une dizaine d'hommes qui se déplacent
lentement au loin, dans une vaste plaine sèche.
S'agit-il d'amis qui se replient depuis GIA HOÏ, malgré l'ordre
d'éviter la piste principale? De civils qui fuient?
" Méfiant je dispose ma compagnie en un éventail.
Les sections qui se sont faufilées dans les hautes herbes, sont invincibles à vingt métres.
Une longue attente commence...
Le petite groupe progresse toujours dans la plaine, sans se presser.
Il n'est plus guère qu'à un Kilométre, il n'est pas possible d'identifier les tenues."
15 Heures:
Le chef de pièce mortier, Caporal FARAUD d'un geste montre le lointain
Effectivement, c'est toute une colonne qui, désormais, se profile:
Plus de doute possible, ce sont les viets, et en masse, à decouvert, sûrs d'eux
( C'est le régiment 88, unité de tête de la division d'assaut 312.)
L'ordre est donner au Le S/Lt FERRARI d'accrocher le groupe viet de tête et faire des prisonniers.
Le S/Lt et six de ses voltigeurs se coulent dans les lacets du col,
camouflés par les broussailles.
JACKY de BERNARD:
« Au-dessus de vous, en face.
une dizaine de viets ont débouché de la vallée, venant de GIA HOI.
Ils vont dans votre direction.
Le S/Lt FERRARI a disposé sa section en retrait de façon
à surprendre l'ennemi sans être détecté trop tôt.
En renfort, il a reçu l'équipe du canon de 57 sans recul.
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Quelque part entre TU-LE et la RIVIERE NOIRE.
De minutes en minutes,
BERNARD transmet au S/Lt FERRARI les informations sur le groupe ennemi.
Tous les hommes de la section, guettent le bruit des pas du groupe qui a repris la piste.
JACKY de BERNARD:
" Ils sont à trois cents mètres.
Vous allez les voir déboucher dans trois, quatres minutes."
" BERNARD prêt.
JACKY de BERNARD:
"Attention... oh attendez!
Il y a du nouveau, maintenant les viets débouchent par paquets
il y a au moins trois compagnies sur la piste ceux là sont sérieux."
BIGEARD intervient sur la radio
"Il s'agit à coup sur de l'avant-garde Qui a attaqué NGHIA-LO et GIA HOI ! repliez-vous sur TU-LE."
" Vous allez bloquer la piste pour permettre à la compagnie de redescendre des collines et de décrocher."
“Je décide d'agir sans prévenir mon P.C. Je sais que les Viêts sont constamment
à l'écoute sur les postes 300...
Inutile de révéler la présence du Bataillon para.."
Déception: Les éclaireurs adverses s'arrêtent en bas de la pente et, tranquillement
assis sur un talus herbeux, attente la colonne.
Rageur, le S/Lt FERRARI rejoint sa position initiale...
et l'attente se poursuit.
16 Heures 30:
La compagnie Viêt de tête est engagée dans les lacets,
200 mètres sous le col, la mitailleuse et les dix fusils-mitrailleurs
ouvrent le feu dans la même seconde.
" Le silence règne il n'y a plus un bruit et ça c'est inquitant. De notre position nous ne voyons rien,
"Le silence pendant l'attente aucune angoisse ou impatience L'ensemble de la compagnie était sereine
La fusillade est générale.
Toute la tension de la section s'est brisée d'un coup et se libère, en courtes rafales rageuses.
" Le SRGT MALACLET donne l'ordre de tirer sans dicontinué, nous ouvrons les feu,
JACKY de BERNARD:
“ Bien joué il y a pas mal de casse en face.
Votre intervention perturbe manifestement les viêts."
Les bo-dois ont été entraînés à réagir rapidement.
Repartent à l'assaut, mais sont stoppés une nouvelles fois, par les obus de mortiers de 60
qui tombent drus sur le gros de l'ennemi.
“ Méfiez-vous: D'autres viêts sont arrivés dans la plaine
Dans l'impossibilité de déboucher par la piste, les viets essaient par les crêtes qui ne sont pas tenues.
Après une minute d'un feu d'enfer,
Le S/Lt FERRARI doit manœuvrer en souplesse pour décrocher sans casse.
C'est l'instant le plus délicat de la manœuvre,
celui qui consiste à donner l'illusion de rester sur place, tout en se repliant.
La 6ème C.I.P. en moins d'une heure rejoignent le poste de TU-LE.
Qu'ils atteignent avant la nuit.
" Seuls les commentaires transmis par la radio nous font savoir l'efficacité de notre travail,
BIGEARD, alerté par les explosions lointaines, se fait immédiatement rendre compte
“ Montez prendre vos sacs sur votre piton, puis allez vous installer
pour la nuit au petit col, au sorti de la cuvette... ouvrez l'oeil, c'est notre porte de repli"
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Le Général de LINARES qui survole avec son beaver
écoute le compte rendu de BIGEARD.
Vous avez l'autorisation de décrocher, votre mission est caduque.
Maintenant nous savons que les viets mènent des offensifs vers la rivière noire.”
“Mais GIA HOI ?
La garnison du petit poste a pris la brousse à la tombée de la nuit précédente.
Si nous ne les attendons pas, les partisans et les tirailleurs seront perdus...”
“Je sais, à vous de choisir si vous jugez bon de sauver votre Bataillon, je le comprendrai.”
“ Mon général, il ne sera pas dit que je n'aurai pas tout tenté pour récupérer les hommes de GIA HOI.
Jusqu à la tombé du jour"
“ Repliez-vous aussitôt...”
“Je verrai ce que je peux faire”.
Par radio BRUNO, a alerté ses commandants de compagnie:
“Tenue allégée. Sacs bouclés.
Tenez-vous prêts à décrocher sur préavis de cinq minutes.
Dès que les gens de GIA HOI seront arrivés, nous rentrons.”
et qui rejoint la rivière noire, 150 kms plus bas,
par les postes de MUONG CHEN et de BAN IT ONG.
BRUNO convoque DE WILDE:
“Désignez un commando pour aller tenir le col de KHAO PHA, à 7 Kms d'ici .
Il me faut la liberté de passage à cet endroit, C'est notre issue de secours.”
il aura au moins quelques heures d'avance sur nous.”
“Compte sur moi, a-t-il promis.”
se tenir prêt à décrocher avec préavis de 5mns.
BIGEARD espère que la garnison de GIA HOI pourra rallier
La cuvette à temps pour permettre le repli du bataillon.
les rescapés du poste ont été obligés de passer
Ils n'ont rejoint qu'à la faveur de l'obscurité.
sur une piste mal connue, dans un terrain sans doute déjà infecter de groupes ennemis.
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à moins de 3kms de la position de la 26e CIP.
L'hallucinante procession déferle, au débouché de la piste De GIA HOI,
le long des pitons qui ferment la plaine de TU-LE.
ces milliers de lumières forment un spectacle irréel,
une chenille lumineuse qui se tronçonne se sépare, s'éparpille.
Depuis la tombée de la nuit, les colonnes viêts commencent l'investissement de la cuvette de TU-LE.
21 Heures 00:
L'ordre d'effectuer le repli de la position parvient de HANOI..
23Heures 00:
Les premiers éléments du quartier de GIA-HOI en repli atteingnent le poste.
23 Heures 55:
Un peu au-dessus,
BIGEARD dans la cagna veille en liaison constante avec ses compagnies.
FRANCIS de BRUNO:
Maintenez l'alerte”
La 11e et la 12e, sont postées en sentinelles sur les pitons qui dominent le P.C.
Attaque de 2 PA de TU-LE, en 3 assauts.
Soudain une fusée blanche s'élève dans le ciel et aussitôt,
Une série de détonations : Ce sont les mortiers.
Les premiers obus tombent sur le sommet de la petite colline.
mais le 26 CIP était prêt à subir et à résister au premier assaut, elle tient.
Les prèmieres vagues ennemis espéraient sans doute culbuter rapidement les défenseurs,
Pour les viêts TU-LE et ses 40 partisans thais devaient être une formalité,
ils se heurtent à des paras et cette rencontre fait mal.
2 Heures 15 :
Nouveau matraquage de mortier cette fois mieux ajustées.
Les viêts ne visent pas que le sommet du piton,
mais ajustent les défenses extérieures où se trouvent les points de résistance.
Les vagues d'assaut repartent au débouché des hautes herbes
Sous le feu des armés de la 26 CIP.
Le combat devient confus et pratiquement au corps à corps, mais le 26 CIP tient bon.
Parvient à se dégager en repoussant les viets hors de l'enceinte des barbelés
Où ils se font hacher par les tirs de mortiers de la 11eet 12ecompagnie.
2 Heures 30:
Le silence est brusquement rompu par l'explosion des torpilles de mortier
et les clameurs des bo-dois, montant à l'assaut.
Les viêts n'avaient eu que peu de temps pour se faire une idée du dispositif
qu'ils croyaient concentré
En réalité,
le Lt DE WILDE les cueillent pratiquement sur leur base de départ.
Bien enterrés, les jeunes paras se battent bien.
"Tenez bon FRANCIS ! PAULO ! et HERVE vont vous épauler."
« Bien compris BRUNO. »
L'idée tactique de BRUNO trouve en cet instant sa justification
Ce trait de génie que les viêts ne pouvaient prévoir.
Habitués à attaquer des postes regroupés en point d'appui fermé
Les viêts ne peuvent imaginer que TU-LE serait couvert
et appuyé de loin par des bases de feu autonomes
Au P.C de BRUNO, le combat fait rage.
Trois fois l'ennemi se rue à l'assaut, et trois fois il est contenu voir surclassé,
puis finalement rejeté sur ses bases de départ.
Pendant deux longues heures,
le combat va faire rage pour diminuer ensuite d'intensité.
4 Heures du matin :
L'ennemi semble décrocher. Ca se calme.
Pour BRUNO rien n'est encore joué, l'offensive viêt pour réussir à prendre TU-LE,
doit détruire les points d'appui qui protégent le poste, donc bien sur, les attaquent.
" Restez en alerte. Ne vous dévoilez qu'au dernier moment.
Sur son piton 876, TRAPP attend.
Il sait que ça position est forte,
son piton comporte deux sommets jumeaux séparés par un petit col broussailleux
qu'il a laissé libre.
chacun pouvant appuyer l'autre à la mitrailleuse
4 Heures 40:
Quelques sections d'assaut sont venues se frotter à la 11e compagnie sur le piton 840.
Leur attaque manquait de vigueur,
5 Heures du matin:
Les viêts ont compris, et bousculent TRAPP.
BRUNO de HERVE:
« Je cesse d'être en appui du P.C: Je vais avoir besoin de toutes mes armes. »
Pour attaquer les pitons 876, l'ennemi a modifié son habituel scénario.
Les viêts ont grimpé en silence les pentes herbues pour déboucher au ras des barbelés.
Sans procéder à l'habituel tir de mortiers
Le combat dure, les viêts escaladent la face
Puis se rendent compte que le petit col, entre les deux sommets n'est pas tenu
ils s'y engouffrent, persuadés d'avoir trouver la faille du dispositif.
Ils sont pris entre les feux croisés de toutes les armes qui tirent des deux pitons jumeaux.
les viêts décrochent enfin... vers l'Ouest, avec des pertes importants, harceleés par les mortiers.
HERVE de BRUNO:
"Nous tenons toujours nos positions." L'ennemi a renoncé.
Ils ont abandonné 25 cadavres.
BRUNO fait partir les rescaper de GIA-HOI et la petite garnison de TU-LE.
Vers le poste de MUONG CHEN
qui se trouve à 13 Heures de marche de TU-LE, sur la route de la rivière noire
alerter MUONG CHEN et renforcer provisoirement la garnison.
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8 Heures du matin
BRUNO espère un miracle, Une éclaircie sur la cuvette de TU-LE.
Pour évacuer les dix blesses de la nuit.
Attendre les Morane peut faire perdre des heures précieuses,
qui feront défaut au moment du décrochage.
Il faut huit hommes pour brancarder à tour de rôle un blessé,
soit 80 hommes qui retarderont la colonne,
et ne seront d'aucune utilité en cas d'accrochage.
L'évacuation par avion est l'ultime chance pour les blessés graves.
BRUNO n'a pas le droit de leur ôter cette chance et il le sait!
nous partirons en brancardant les blessés.
En décrochant à midi,
nous disposerons de 6 petites Heures pour sortir de la cuvette
et gagner l'abri des pentes de KAO PHA”.
Dans l'ordre suivant:
La 11e compagnie ira occuper le petit col,
au débouché de la cuvette de TU-LE.
Suivra la 26e cip qui dépassera la 11e et tiendra KAO PHA,
avec la 26e CIP et le P.C
et les mortiers de 81 du Bataillon.
Ceux ci s'installeront à mi-pente pour éventuellement
appuyer la progression de la 6e CIP et la 12ecompagnie.
Cela s'appelle le décrochage en “Perroquet”.
9 Heures:
Par radio,
mais BRUNO veut d'abord évacuer ses blesses, il faut 5 moranes.
10 Heures:
la 12e compagnie détruit les armes récupérées au matin.
Après avoir enterré ses morts.
TRAPP est informé sur le dispositif pour évacués les blessent,
et sur l'ordre de repli du 6e.
" Nous recevons l'ordre de descendre de 876, les blessés ont été descendus dans un premier temps,
La 6e CIP voit des silhouettes couvertes de feuillages s'infiltrer
dans une combe qu'elle domine, à proximité de la piste que le bataillon
et les garnisons repliées doivent suivre pour rejoindre le col de sortie.
L'encerclement de la cuvette se met en place.
12 Heures:
Deux bombardier B-26 apparaissent, Bigeard leur fait immédiatement
bombarder et mitrailler tous les ravins boisés qui convergent vers la cuvette.
T.O de LINARES: Impossible météo défavorable.
13 Heures:
Après avoir enterré et rendu hommage aux morts,
le Bataillon commence sa longue retraite de 70 km de dures pistes
de montagne et de forêt, poursuivi et harcelé par toute une division d'assaut viêt.
Il faut dégringoler des pitons et s'échelonner colonne par un sur une piste étroite.

Le Bataillon progresse vers le col de KAO PHA.
Les blessés sont enroulés dans des parachutes supportés.
Les viêts ont été surpris par le décrochage du 6e
au moment ou eux-mêmes se mettent en place en vu de l'assaut..
Mais ils ont rapidement réagi
la plaine herbeuse pour accrocher et retarder le repli.
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les parachutistes de la 12e ont été accrochés
avant d'avoir atteint le premier col tenu par la 11e de LEROY
Qui s'est installée, en recueil.
17 Heures:
La 12e franchit le petit col que tenait la 11e .
TRAPP et LEROY se sont repliés,
protéges par la compagnie de MAGNILLAT
" Après la montée du col, la descente, la fatigue est immense.
Nous cheminons dans le brouillard le long du torrent,
je tente de faire presser ceux qui sont devant moi et pris de doute
je courre sur une centaine de mètres pour m'apercevoir que le contact est rompu avec la compagnie,
nous appelons et par chance nous sommes entendus, il faut traverser le torrent."
" Je trouve un endroit qui me paraît moins difficle et nous nous jetons à l'eau,
ce fut épique, un des vietnamiens du groupe se cramponne à mon poignet avec ses dents, j'en garderai les marques..."
" Nous reprenons pied sur l'autre berge et retrouvons le LT TRAPP."
" Qui a placé un élément en bouchon pour retarder l'ennemi qui nous talonne. Il me toise et me demande
pourquoi êtes vous mouillé, je lui répond piteusement que je viens de traverser le torrent
et il me réplique avec son sourire glacé et son humour froid."
"Vous ne pouviez pas prendre le pont."
" Penaud je n'ai pas su répondre et aujourd'hui encore j'ignore si ce pont existait."
Postée en bouchon au milieu d'une rizière en gradins,
avant une rivière qui ferme la cuvette et marque
les premières pentes vers KAO PHA.
Brutalement LEROY et MAGNILLAT,
sont pris en écharpe par 2 mitrailleuses et d'importantes forces viêts
qui les poursuivent et tentent de les débordent..
Situation confuse.
POLO à BRUNO:
"Ca va mal, j'ai 30 types au tapis.
BERNARD à BRUNO :
« Je suis coupé de POLO, j'ai des pertes sérieuses. »
BRUNO à POLO et BERNARD:
" Foncez vers le col. Détruisez ce qui est trop lourd l'essentiel
est d'arriver en haut avec un maximum d'effectifs. "
POLO et BERNARD poursuivent comme ils peuvent leur combat retardateur.
44 Parachutistes sont portés disparus à la date du 20 Octobre.
- 12ème Compagnie: 5 Paras
- 11ème Compagnie: 17 Paras
- 6ème C.I.P: 11 Paras
- C.C.B: 4 Paras
-26 ème C.I.P
21 Octobre 1952,
Les derniers éléments de BERNARD arrivent au col de KHAO PHA.
BRUNO essaye de faire le point. Les viets ne peuvent rien faire dans l'immédiat.
Le 6e tient le col KHAO PHA avec la section de LAIZE depuis 36 Heures,
sans boire ni manger.
Ils ne peuvent déborder avant d'avoir soufflé et monté une longue manœuvre.
Côté tués , blessés et disparus, ils manquent environ 80 parachutistes.
BRUNO donne les ordres suivants:
«A 3 Heures du matin, Départ pour MUONG-CHEN situé à 12 Heures de marche.
En tête MAGNILLAT (Bernard),
LEROY (polo ),
suivis de TRAPP (Hervé).
et permettra au 6e de prendre de l'avance.
TOURRET prendra le commandement en tête et devra partir vers 9 heures,
et à tour de rôle
Les compagnies ne décrocheront que lorsque la dernière unité sera passée.
BRUNO reste en arrière garde avec FRANCIS,
BRUNO tient à se trouver là où la bagarre va éclater.
Les hommes sont prévenus que les blessés ne pourront être récupérés.
3 Heures:
Les unités de BERNARD, POLO, HERVE s'ébranlent
et commencent leur longue route,
BRUNO et FRANCIS. Restent sur le col.
6 Heures:
BRUNO et FRANCIS abandonnent le col et dégringole vers l'Ouest.
7 Heures :
Tout marche au vrai sens du mot.
8 Heures:
Les viets harcèlent la section de BRUNO et FRANCIS,
Sporadiquement avec de faibles moyens.
9 Heures:
Cela devient sérieux, BRUNO embusque la compagnie a 50 mètres,
attend avec sa compagnie bien placée en embuscade.
HERVE laisse passer FRANCIS.
BRUNO reste avec Hervé et attend les viets.
Les viets ne tardent pas à se pointer et se font hacher de nouveau.
Décrochage rapide.
8 kms plus loin,
BERNARD tapi dans les fourrées attend que HERVE passe.

Repli TULE
BRUNO reste avec BERNARD,
de nouveau les viets de tête se font matraquer.
Il en sera ainsi pendant les 12 Heures de marche.
13 Heures :
La tête du Bataillon arrive à MUONG-CHEN.
15 Heures:
BRUNO arrive avec les derniers éléments du 6e,
BRUNO félicite TOURRET pour avoir mené des embuscades admirables.
Les hommes sont fourbus,
Trois quarts des postes radio sont perdus.
Pertes : une quinzaine d'hommes.
16 Heures:
MUONG-CHEN:
position du poste intenable:
Véritable souricière en cas d'attaque en force.
les viets auraient dominé de partout.
L'adjudant PEYROL, chef de poste dispose d'une quarantaine
De partisans qu'il met à la disposition du 6e.
L'aviation signale une intense activité viet sur les hauteurs qui dominent le bataillon.
Ils attendent la nuit pour attaquer
“Qu'allez-vous faire BRUNO» ?
“J'en sais rien mon général mais je m'en sortirai.”
17 Heures:
Réunion des gradés avec L'adjudant PEYROL.
Les ordres sont les suivants:
Repli le long du cours de la NAM CHANG, départ à 19heures.
Dans l'ordre suivant:
BERNARD, FRANCIS, POLO, et HERVE.
En vue d'atteindre le poste de ITONG à 14 heures de marche.
BERNARD placera une section vietnamienne en tête
ils diront qu'ils vont tenir la sortir Ouest de la cuvette.
BERNARD et FRANCIS ont dans leurs effectifs 25% vietnamiens.
BRUNO demande à l'adjudant PEYROL de rester dans son
le plus longtemps possible après le départ du Bataillon.
Puis après, sauter en brousse et essayer de rejoindre la RIVIERE NOIRE.
L'adjudant PEYROL ne voit aucune objection.
En fin d'après midi,
il a envoyé en avant une poignée de partisans chargés de tailler dans la brousse
une piste nouvelle qui lui permettra de franchir les lignes.
18 Heures :
L'adjudant PEYROL signale à BRUNO qu'il est prêt.
BRUNO demande la plus grande prudence, le plus grand silence.
Ne pas se faire raepérer, éviter l'accrochage…
Il faut forcer l'encerclement en souplesse, c'est leur seule chance.
Le Bataillon démarre, BRUNO appelle ses officiers,
“ Si tout va bien, ne répondez pas.”
BERNARD à BRUNO:
"Nous traversons des paquets de viets. Ils nous prennent pour une de leurs unités.”
Incroyable, les 550 paras passent au milieu des viets en train d'encercler le poste.
MUONG CHEN s'éloigne.
En queue, le sergent FLAMEN s'impatiente.
La 12e compagnie est encore sur place
alors quelle entend les ordres de misent en place
lancées
Les viets sont tout près, trop près.
BRUNO demande d'activer l'allure.
21 Heures:
De violentes déflagrations ont retenti j'usque dans la vallée.
Les viets donnent l'assaut du poste de MUONG CHEN.
22 Heures:
23 Heures:
Le 6e avance toujours et à MUONG CHEN la fusillade ne cesse pas.
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MINUIT:
Au poste de MUONG CHEN l'adj. PEYROL a tenu parole,
après 3 Heures de combat,
il réussit à s'ouvrir un chemin à la grenade et se perd dans la brousse.
22 Octobre 1952,
7 Heures du matin: RAS
8 Heures du matin: RAS
9 Heures :
12 Heures que les hommes du bataillon progressent tels des automates.
Un b26 survole le 6e et signale que MUONG CHEN est détruit.
La garnison s'est repliée en brousse.
10 Heures :
Le 6e passe le dernier col de BAN IT ONG.
Il faut souffler.
Quelques kms avant d'arriver au poste,
le 6e a pris contact avec le 56e Bataillon vietnamien envoyé par LINARES.
Leur chef de Bataillon et son état-major ont l'air décontractés.
BRUNO leur demande de prendre l'affaire au sérieux.
Car ils les auront sur le dos avant la nuit.
Le Bataillon est couvert par un autre bataillon frais.
A priori, Le 6eest sauvé.
Mais il reste à atteindre TA-BU à 5heures de marche.
Bilan de l'effectif du 6e:
Quinze des blessés ont marché au moins avec une balle dans le bras
ou dans la jambe, certain ont un plâtre.
20 Heures:
et ne peut s'accrocher au terrain.
Ils ont d'énormes pertes, ce beau Bataillon disparaît à jamais.
21 Heures:
Il faut que le 6e redémarre en silence en direction de TA BU.
2 Heures du matin:
Après 6 heures de marche le Bataillon atteint TA BU.
Les parachutistes se regroupent au pied du poste,
Le Bataillon est sauvé.
" Nous avons fini par arrivé à la rivière que nous avons traversé en pirogue, alors que nous étions
sauvé TRAPP nous a fait marcher pendant quelques minutes et arrivés dans une clairière il nous à dit "Repos ici"
Tout le monde c'est écroulé. Pour combien de temps, je m'en souviens plus."
Les pirogues attendent.
BRUNO franchit le dernier la rivière noire à TA BU vers 5h00.
Des forces importantes tiennent l'Ouest de la rivière.
8 Heures:
BRUNO se présente au P.C qui est au terrain de NA SAN
où de LINARES et DUCOURNEAU le reçoivent.
A HANOI, ils avaient considéré le Bataillon foutu.
" La toute dernière partie du voyage qui nous conduit
chute dans la rizière en contrebas où il s'enfonce jusqu'au pare-brise,
nous remontons sur la route encore une fois indemnes et prenons place dans un autre véhicule qui nous conduit
à NA SAN d'où nous rentrons au séminaire."
Regroupement à NA SAN et l'aérotransport à HANOÏ
et le séminaire où le Bataillon soigne ses plaies,
Il faut remettre la boutique en ordre.
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ne serait pas complète si l'on ne citait pas le poème que composa, à cette occasion.
Le
COMBES, histoire, malgré tout, de "Ne pas se prendre trop au sérieux".
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal
Ils partirent gonflés sautés en pay Thaï :
Comme autant de pur-sang, hors de pays natal
Ils détalèrent vite, vite du pays Thaï.
Tel le preux chevalier du faible défenseur
Ils pouvaient à Tu-Lê demeurer, en vainqueurs !
Mais tel l'Anglais boutéhors de l'Erin rebelle,
ils durent décrocher, les Viets à leurs semelles.
De Tu-Lê à Muong-Chen, de Ta Bu à Son La,
Passant torrents, rivières et ommets granitiques,
Le sourire vainqueur, les miches à glagla,
Ils firent une victoire d'un repli stratégiques.
Harrasés et fourbus, meurtris et affamés,
Dans un suprême effort, un sursaut sporadique
ils capturèrent encore quatre poulets étignes
Qui menaçaient leur flanc et allaient attaquer.
L'agrafe " Pujazon " avec la Croix des Braves
Fut remise à chacun de ces hardis guerriers
Qui infligèrent au Viet une défaite grave
En lui jetant au front la boue de leurs souliers.
La station radio ( Hirondelle et Bambou )
La presse en des termes flatteurs et élogieux
Chantaient à l'unisson les louanges des preux
Qui, Tu-Lê, Muon Chen et Son La et Ta Bu .
Merci infiniment à vous Caporal PIERS, Caporal RIVET et Général LEBOUDEC pour votre aide.
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