>
![]() |
![]() |
|---|
OPERATION sur LANG SON.
"HIRONDELLE"
Effectifs partant en opération 674 Parachutistes.
Du 17 Juillet au 19 Juillet 1953,
17 JUILLET 1953,
5 Heures:
Le bataillon arrive au terrain de BACH MAI,
le jour se lève très frais, par un beau soleil
les dakotas sont alignés dans lesquels s'engouffrent en ordre les paras très lourdement chargés.
7 Heures :
Les premières vagues des 36 dakotas roulent sur la piste de
BACH MAI, puis se regroupe en l'air, colonne par trois.
Par les hublots, intéressés, les paras guettent l'objectif.
8 Heures :
Après une 1 heure de trajet, un peu chahutés dans les tapins
Brusquement la ville est là, sur leur gauche, apparemment
Intacte de l'autre côte d'une rivière qui se tord : c'est le SONG KY KONG.
« Debout accrochez »
Les paras s'arrachent au spectacle et se préparent.
Par mesure de sécurité et pour éviter la dispersion,
L'attitude de largage, fixée à 200 mètres a été ramenée à 150 mètres .
La lumière passe au rouge,
Certains hommes se retrouvent loin au Nord se sont surtout
les Tonkinois du delta qui pèsent en moyenne 25 kilos de moins que les européens !
Sur la DZ , L'opération se déroule comme prévu.
Les compagnies se hâtent vers leurs bases de départ.
-La 26ème C.I.P. se regroupe au Nord de la D.Z , à cheval sur la R.C .4 face au Nord.
Le reste du bataillon se regroupe face au Sud également à cheval de la R.C .4.
-La 12ème Compagnie occupe les croupes Nord de l'étang et le tournant de la route.
- La 11ème Compagnie progresse vers les calcaires par le Nord de l'étang sa base de feu
sur les hauteurs calcaires dominant les grottes.
10 Heures 15:
La 11ème Compagnie est en place.
Aussitôt le LT LEPAGE envoie un commando sur les calcaires.
BIGEARD est déjà sur la route il se dirige vers le point où il va installer sont P.C.
« Accélérez le mouvement ».
Maintenant les compagnies sont prêtes BIGEARD les animent comme à son habitude,
Les amenant une par une sur leur objectif sous la protection des autres.
la 11e au pas de course au Sud du P.C.
Le12e effectue un mouvement tournant et commence à fouiller le terrain.
L'objectif final,
Ce sont 4 ou 5 pains de sucre aux parois verticales, sur le plat de la rizière, au Nord de LANGSON.
Truffés de grottes, ces pitons calcaires ont été transformés- en véritables hangars à l'épreuve Des bombes des avions.
Entre ces pitons de calcaires, des langues de plaines herbeuses des quelles zigzaguent les pistes d'accès aux grottes.
Comme prévu chaque compagnie envoie un commando occuper le sommet de chaque piton de calcaire
de façon à contrebattre Les emplacements d'armes lourdes ennemies.
- CHANEL est bloqué, au débouché du défilé, face à la grotte N°13 moins de 200 mètres devant lui.
Au-dessus de lui la mitrailleuse de 30 de la compagnie commence a arroser l'endroit où se planquent les deux FM.
« Ils tirent au hasard, jamais ils ne mettront dans le mille ».
Des parachutistes coloniaux d'une des deux CIP (Compagnie Indochinoise Parachutiste) du 6e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux
observent un largage au début de l'opération "Hirondelle".
Un mortier de 60 mm est visible au premier plan, les identifiant comme membres d'une section d'appui.
Le sergent PERRIN commande le stick de la voltige. Il a compris à la seconde ce que voulait son chef.
Il cale son fusil à lunette contre une grosse pierre et annonce
CHANEL se lève et entame une course en zigzags, jusqu'à un autre abri.
Le FM le suit
Pas longtemps, car le sergent PERRIN, qui a eu le temps de localiser l'emplacement est atteint le tireur.
CHANEL constatera qu'à 200 mètres , PERRIN lui a logé deux balles dans la tête…
Le second FM est neutralisé, quelques minutes plus tard, Par les bearcats.
BIGEARD râle.
Que de temps perdu ! car la chasse qui devait intervenir à la demande arrive avec 20 minutes de retard !
Et, quand, enfin, elle est là, elle ne parvient pas à accrocher le PC à la radio.
BIGEARD tempête.
Une autre fusillade se fait entendre, aux abords de l'entrée de la grotte n°12 presque au bord du SONG KY KONG.
BRUNO de HERVE :
-« Un de mes commandos est pris à partie, à l'intérieur de la grotte n° 12 par un fort élément ennemi.
En même temps, LE PAGE rend compte :
-« BRUNO, mon commando de tête le Vigouroux, est accroché par une section Viêt dans la grotte n°10.

TRAPP fonce les sourcils en entendant la communication de LE PAGE.
Il appelle le s/l MAILLET, le chef du commando qui subit L'attaque :
Sergent-chefs BALLISTE, GOSSE , Adjudant PRIGENT et Caporal CAZENEUVE.
.MICHEL de HERVE :
-« Faites cesser le feu. »
-« Mais HERVE… proteste MAILLET. »
-« Faites ce que je vous dis ! »
MAILLET s'exécute et, dans son récepteur, TRAPP entend,
Presque aussitôt, le compte rendu de LE PAGE :
" BRUNO, il semble que les viets aient décroché, ils ne tirent plus."
TRAPP dit doucement : 1 tué et 2 blessés dans les rangs du 6.
Un élément de la 12 pénètre dans l'entrée n°2 de la grotte de NHI THANH.
Le bilan est éloquent,
250 caisses, dans chacune 4 FM,
6 camions russes molotova,
500 mètres cubes de matériel divers,
250 pneus,
250 armes de guerres,
20000 paires de chaussettes,
500 cartouches de cigarettes.
Pas question de ramener ce matériel comme prévu.
16 Heures 40:
la section du génie prépare ses charges de destruction avec des tonnes d'explosifs.
16 Heures 55 :
La mise de feu est faite sur ordre du Colonel commandant le groupement.
Une explosion formidable à l'intérieur des grottes c'est net sans bavures, les viets ne peuvent rien récupérer.
17 Heures:
L'ordre de repli commence
18heures :
Départ en direction de LOC BHIN.
Huit heures de marche avant de prendre contact avec les légionnaires
largués à 13 heures.
Le bataillon est en tête de la colonne,
la 12ème Compagnie en tête suivi de la 6ème CIP, de la C.C.B, 26ème CIP et la 11ème Compagnie
suivi de DUCOURNEAU et le 1erR.C.P, et TOURRET avec le 8eme choc.
Il fait lourd, saut le matin, les combats sous le soleil, et maintenant huit heures de marche les hommes sont las.
Pourvu que le viet ne soit pas en embuscade sur la route.

18 JUILLET 1953,
2 heures du matin :
La liaison est effectuée avec la légion.
Mais il faut encore franchir le SONG KI CUNG Large de 50 mètres avec un fort courant,
sur quelques bateaux pneumatiques largués avec la légion.
Les points hauts sont tenus en attendant que tous les effectifs soient sur la rive sud.
Midi : C'est fait
La légion brûle ses pépins, détruit les bateaux, Un parachutage d'eau, de glace, de boites de ration, est la bienvenue.
Il fait trop chaud pour poursuivre immédiatement.
Il faut attendre vers 17 heures,
la fraîche afin d'éviter des pertes par coup de chaleur.
La phase active de l'opération "HIRONDELLE" vient de s'achevé.
17 Heures :
Départ direction DINH LAP, de nouveau six heures de marche.
Nuit du 18 au 19 Juillet 1953,
Rien a signaler jusqu'à 23.30 heures.
23 Heures 30 :
les premiers éléments prennent contact avec le groupe mobile n°5.
2 Heures du matin :
Les derniers éléments arrivent à DINH LAP.
3 hommes sont morts d'épuisements.
Retour en camions sur THIEN YEN où attendent COGNY et GILLES.
20 JUILLET 1953,
5 Heures:
Le bataillon embarque sur L.S.T "ORNE".
Mouvement par mer entre HAIPHONG,
l'ensemble du bataillon arrive vers 21Heures.

Bivouac improvisé des parachutistes du 6e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux) sur le pont du LST (Landing Ship Tank) L 9002 "Orne"
voguant vers Hanoï via Haïphong après le succès de l'opération "Hirondelle".
21 JUILLET 1953,
Le jour n'est pas encore levé que le bataillon embarque par camion
en direction de HANOI.
11 Heures:
Le bataillon arrive au séminaire.
De nouveau le 6 fait la une des journaux.

C'est qui les meilleurs...
| |